Au vu du battage médiatique fait pour l’ouverture de Disney +, j’imagine que tout le monde désormais sait que la souris est dans la place et entend bien tailler des croupières au vilain Netflix et autres services de streaming.

Il est vrai qu’à la vue du catalogue dont dispose Disney (ses propres productions, les studios Pixar, Marvel, la Fox et une autre petite licence de rien du tout nommée Star Wars), on pouvait penser que son arrivée allait bouleverser la hiérarchie sur le marché de la vidéo à la demande. Et même si le jour de son lancement, de nombreux problèmes de connexion ont été enregistrés, la souris annonce un joli 10 millions d’abonnés en une semaine, plutôt encourageant mais rajoutons que les nouveaux d’abonnés disposent d’une semaine gratuite. Il faudra un peu attendre avant de voir si la firme américaine réussit son pari de devenir le leader du streaming.
Mais bon, globalement si vous lisez cet article, ce n’est pas pour discuter du devenir du streaming et son impact sur la couche d’ozone (je suis sûr qu’il y a un lien, mais si cherchez bien), mais pour savoir pourquoi votre serviteur, qui depuis l’épisode 7, a perdu toute foi dans la licence et se console en regardant en boucle la trilogie originale en version VHS non remastérisée, en soupirant chaque fois qu’il trouve un élément ou une scène reprise dans les nouveaux opus de la saga, pourquoi aujourd’hui ce même serviteur retrouve le chemin du bonheur et de la félicité. (Rien que ça, n’ayons pas peur des mots !)
Tout cela tient en 2 mots : THE MANDALORIAN !

Par où commencer ? Pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir pu voir les 2 premiers épisodes ou qui sont tout simplement passés à côté de l’annonce de la série, prenez 1 minute 44 secondes de votre temps pour regarder le trailer suivant :
Voilà, vous pouvez donc maintenant reprendre une activité normale ou alors faire comme moi, c’est-à-dire le regarder à nouveau tout en prononçant des onomatopées comme « wow », « cool », « ohhh », « nan !?! ». Car cette bande-annonce n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attends en regardant cette première série dite « live-action » sur l’univers Star Wars. Pas de spoiler, je le jure dans ce qui va suivre mais revenons un moment sur mon jugement très positif et enthousiaste sur la série. (Bon pas de spoiler mais comme j’ai vu, au moment où je rédige cette chronique, déjà 2 épisodes, je peux en profiter pour étayer mes propos sur ce que nous réserve la série). Mais promis, je ne dévoile rien…

Tout, des communiqués officiels et des différentes bandes-annonces annonçait du sable, des droïdes, des Stormtroopers et on est pas déçu. Même si le rachat par Disney de Lucasfilm et les changements dans les différentes histoires ‘officielles’ de Star Wars ont pu choquer certains fans, là au moins, on sait que l’on va manger en long en large et en travers du Star Wars classique : Tu veux des scènes comme sur Tatoïne, bingo, tu veux des scènes digne de la Cantina, et bien le premier épisode pourrait s’intituler : c’est l’histoire d’un Mandalorien qui rentre dans un bar ^^ ! Des vaisseaux ? Il y en a (même si je regrette ce bon Slave One de ce bon vieux Bobba Fett) et j’attends d’ailleurs avec impatience la sortie en Lego du Razor Crest pour l’ajouter à ma petite collection. Alors oui, on est loin de la démesure d’un déploiement de destroyers impériaux mais il n’en reste pas moins que les moyens de transport utilisés renvoient des clins d’œil appuyés à la trilogie (vous avez dit Landspeeder ?)

En parlant de clins d’oeil, Jon Favreau (Au cas où, Happy Hogan dans Iron Man, that’s the man) à la fois producteur et réalisateur, a franchement dû se marrer en pensant à tous les easter eggs posés un peu partout dans chaque épisode… Spéciale dédicace quand au premier plan, on voit tourner sur une broche un alien bien connu du Retour du Jedi. On a bien compris qu’ici on est dans la Fan Zone et que placer tous ces petits clins d’oeil fait parti du business. Et ce n’est pas pour me déplaire.

Un autre argument qui fait pencher la balance du bon côté (comprendre ici pas de storytelling à la con suite aux épisodes 7 et 8), le Mandalorien se déroule 3 ans après les évènements du Retour du Jedi, en pleine recomposition politique suite à la chute de Palpatine et de l’Empire. Placer cette histoire dans les marches de l’ex-empire permet à Favreau quelques libertés et ainsi placer son histoire dans la continuité de la saga originale tout en rajoutant ce qu’on fait de mieux aujourd’hui dans l’art et la manière de construire des séries destinées à la télévision.
Et parce qu’une série SW ne serait pas vraiment complète sans une bande-son, et même si John Williams ne reprend pas du service cette fois-ci, les compositions inspirées de Ludwig Göransson (Black Panther et Creed à son actif entre autres) entrainent les oreilles vers d’autres univers que ceux auxquels l’on pourrait s’attendre sur une production SW. Les bandes-son sont disponibles sur la plupart des plateformes d’écoute en ligne.
Vivement vendredi prochain pour un épisode 3 qui tiendra je l’espère autant la route que les 2 premiers et confirmera tout le bien que je pense de cette série, avant bien sûr de voir confirmer une saison 2 pour l’année prochaine bien entendu !

Et allez je craque… dans l’épisode 2 y a aussi un magnifique SANDCRAWLER !!! The Jawas are in da place ! UTINI !!